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   La « magnanerie » trouve ainsi une nouvelle vie,

c’est une vraie salle de bal ;

ils y seront à l’aise pour la veillée et le réveillon

en joyeuses retrouvailles.

Jan et Florent dressent un grand sapin,

la crèche est prête dans un décor fait par les anciens ainsi

que les santons taillés dans le bois d’olivier au fil des générations.

La nuit violette et bleu arrive doucement ;

au ciel, l’étoile du Berger, la belle Vénus s’allume.

Il fait bon chez « Balthazar »,

le vieux mas grelotte de plaisir, de joie ;

les « petits » reviennent, çà l’émoustille.

Dans le secret de l’immense grenier,

cadeaux et friandises attendent sagement.

Les Anges s’accoudent au balcon du firmament.

Dans l’Invisible, les Anciens sont tous réunis.

La nuit est à marquer d’une comète d’Or.

« Hou ! Hou ! On est là »,

des bruits de moteurs, de portières, des cris de joie…

Les portes de l’entrée de « Balthazar »

s’ouvrent sur une envolée d’odeur, de senteurs,

de farigoule, de dindes rôties, de marinades,

de pâtisseries mêlées à celles de lavande,

de menthe poivrée.

Une joyeuse bousculade, on s’ébroue,

s’embrasse encore dans de chaleureuses retrouvailles.

Enfin, ils sont là !

Damelys, Jan, Violette et Florent n’en finissent pas

de les regarder, de les toucher….

Voyons : Damien et ses parents,

Cleïa et Matthieu, Loïc et les siens,

Daphnée et Romarie.

Damien, Florent et Loïc se tapent sur l’épaule,

les trois amis sont heureux de se retrouver.

Mélya souriante, bras dessus, dessous avec Violette

et Aimée, l’épouse de Gilles, parents de Lilaë ;

cette dernière passe de bras en bras, câline et rieuse ;

Gilles et Aimée sont ravis de retrouver

leur famille de cœur….

Bill-Chien est de la fête,

il fait connaissance

avec Melchior le labri de la maison, « Chien compagnon ».

« Bon ; un, deux, trois, quatre, cinq six, sept, huit, neuf, dix

(compte Damelys)…

mais il manque… tout le monde n’est pas arrivé …

où est Brice ?…

« Je ne pense pas qu’il vienne,

un empêchement de dernière minute,

inutile de vous dire sa colère, il a essayé de téléphoner,

il n’y avait personne ».

C’est Damien qui vient d’asséner la nouvelle.

Consternés, ils ne posent aucune question ; désemparés,

ils se réunissent dans la vaste cuisine, la joie est en veilleuse .

« Un verre de vin d’Angélique ou autre chose ? » propose Jan.

« Oui, c’est Noël, ça le fera peut-être venir » dit Florent.

« Tu parles ! » murmure Lilaë, assise entre les deux chiens.

Elle fixe tristement le feu qui chante.

Au grenier, dans toute la maison,

un voile de nostalgie s’étend.

Seuls, les Anges au balcon du ciel,

scrutent le chemin sinueux entre les étoiles et l’air de Noël.

Mais pendant ce temps ...

àsuivre...