brillants217009

Un pic-pic frappé aux vitres de leur chambre réveillent Jan et Damelys,

le rouge-gorge familier semble leur dire :

« Debout, paresseux, c’est Noël ».

A pas précautionneux, ils descendent dans la salle tiède ;

Jan fait sortir les chiens qui hument l’air froid avant de s’élancer

dans les jardins parés de cristaux et de nacre.

Bengalou, le chat, passe une patte paresseuse sur son museau,

s’étire et rejoint en deux bonds,

Melchior et Bill !Pendant ce temps,

Jan avec des gestes de magiciens, ranime le feu.

Quelques pignes de pin, une brassée de brindilles, çà pétille,

le feu chante étirant ses flammes en éclats de rire d’étincelles.

Damelys prépare le petit déjeuner ; une tasse tinte, une cuillère tombe,

en murmure,la musique déroule ses harmoniques.

Les uns et les autres arrivent alléchés

par l’odeur du pain grillé, celle du café, du thé, du chocolat,

unies dans le parfum des mandarines.

On s’étire de bien-être… mais Lilaë ?

Où est Lilaë. Il est impossible qu’elle dorme encore ?

On s’interroge du regard, le pain grillé s’impatiente en faisant triste mine.

« Trois Anges sont venus ce soir »… tourne le C.D.

Intrigués par le manège des chiens qui vont et viennent, puis se couchent

devant le dessous de l’escalier, Damien et Brice s’y dirigent

et font signe à la famille de les rejoindre.

Enroulée dans la vieille veste de Jan, Lilaë dort à poings fermés.

Florent monte le volume de la musique… « Vive le vent » …

L’enfant ouvre un œil interrogatif, s’étire.

« Ben, j’suis v’nue cette nuit, j’ai attendu, il n’est pas v’nu.

J’ai pleuré un peu. Melchior et Bill m’ont montré les coussins. Après, j’sais plus ».

Elle n’a pas vu le Berger de bois, ni les cadeaux comme ils sont placés.

Bill et Melchior mordillent les doigts menus,

prennent et tirent un pan de la liquette de nuit

et l’entraînent devant les surprises. Eberluée, elle regarde Balthazar…

« Wouah, qu’il est beau, c’est comme çà qu’il est » affirme-t-elle.

« Comment le sais-tu ? » demande Brice.

« Ben, je sais ».

« Tu ne le connais pas »persiste-t-il« Si, j’te dis que j’sais, c’est vrai ;

vraiment Brice, tu ne comprends rien ».

Devant la moue de ce dernier, elle hausse les épaules, se précipite

vers les cadeaux avec des cris de joie, des oh et des ah ! de bonheur.

Dubitatif, Brice la regarde. Décidément, elle l’intrigue !

à suivre...

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